BLACK FLIES : Rencontre avec Jean-Stéphane Sauvaire, réalisateur du film

par | 25, Mar 2024 | JNA

Propos recueillis par Bastien Bodecot

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Un film de Jean-Stéphane Sauvaire

BLACK FLIES

Sean Penn Tye Sheridan Mike Tyson

Scénario : Shannon Burke, Ryan King, Ben Mac Brown

L’HISTOIRE : Ollie Cross (Tye Sheridan), jeune ambulancier à New York, fait équipe avec Gene Rutkovsky (Sean Penn), un ambulancier expérimenté. Confronté à la violente réalité de leurs quotidiens, il découvre les risques d’un métier qui chaque jour ébranle ses certitudes et ne lui laisse aucun répit.

Interview du réalisateur Jean-Stéphane Sauvaire, propos recueillis par Bastien Bodecot 

Tu es français vivant à New York. Pourquoi es-tu installé à Brooklyn ?

C’est une ville qui m’a toujours fasciné et j’y ai emménagé en 2009. Après mon premier long métrage de fiction, JOHNNY MAD DOG, présenté à Cannes en 2007, j’ai eu ce désir d’y tourner un film. Je connaissais surtout New York en tant que cinéphile, à travers les films – ceux de Scorsese, Ferrara, Friedkin, Cassavetes, Lumet, etc… – et leur représentation cinématographique de cette ville mythique.

J’ai fini par m’installer dans une maison abandonnée dans le quartier de Bushwick à Brooklyn, et j’y ai monté un cabaret, le Bizarre. Et dès que je me suis installé dans ce quartier, j’ai eu envie de filmer et capturer ce New York que je sentais disparaître, un New York nostalgique encore emprunt des années 90, populaire, avec son extraordinaire diversité, ses mélanges de cultures, de religions, son énergie incroyable mais aussi son chaos, loin de Soho et Time Square

Comment as-tu découvert le roman Black Flies (2008) de Shannon Burke ?

Des producteurs m’ont proposé ce livre racontant de façon réaliste, l’expérience d’un jeune ambulancier dans le Harlem des années 90, durant l’épidémie de crack. En le lisant je me suis dit que c’était un prisme formidable pour explorer New York. Parcourir ses artères. Y tourner un film. Le roman s’inspirait du vécu de l’auteur, lui-même ambulancier.

Je ne me voyais pas faire un film se déroulant 30 ans plus tôt mais au contraire capturer le monde et la réalité de notre époque. Celle de l’après-pandémie. Durant laquelle les ambulanciers ont joué un rôle primordial. New York comme une ligne de front.

Quelles recherches as-tu menées pour le film ?

Le réel et l’approche documentaire sont importants pour moi comme outil narratif pour construire la fiction. J’ai toujours besoin de croire aux situations que je vais devoir filmer. Et pour en connaître la véracité, il faut s’y confronter. J’ai eu immédiatement envie de m’immerger dans l’univers des urgentistes new-yorkais, vivre cette expérience de l’intérieur pour pouvoir la retranscrire de façon réaliste.

Mais c’était difficile d’y accéder car le FDNY [Fire Department of New York] fonctionne de manière très bureaucratique. J’ai eu de la chance d’entrer en contact avec Eric Cardamone, chef du service des Urgences de l’hôpital de Wyckoff à Brooklyn. Il s’est enthousiasmé pour le projet, a compris son enjeu, et a désiré participer à notre film pour aussi montrer et faire comprendre leur réalité au grand public.

Il m’a raconté son parcours, décrit ses journées de travail, m’a donné un uniforme et autorisé à m’installer à l’arrière d’une de leurs ambulances en tant qu’observateur. En général, je participais au service de nuit, de 19h à 7h du matin et j’ai fait ça pendant près de deux ans. Je suis devenu très proche d’eux et certains jouent dans le film.

France Cannes 2023 Black Flies Red Carpet 89156 Ambulancier : le site de référence BLACK FLIES : Rencontre avec Jean-Stéphane Sauvaire, réalisateur du film

Qu’est-ce qui t’a intéressé dans la vie des ambulanciers de New York ?

C’était un moyen extraordinaire d’entrer dans les « entrailles » de la ville. De la connaître de l’intérieur. Dans son intimité. Dans ses blessures. Et les ambulanciers ont cet accès inédit. Il faut savoir qu’il y a deux types d’ambulanciers à New York. Les BLS, (Basic Life Support), qui transportent juste les blessés en urgence, et les Paramedics, comme les personnages du film, qui ont eu une formation médicale et peuvent commencer à soigner sur place et dans l’ambulance.

Je voulais comprendre et restituer à travers ce film, le rythme erratique de leur vie, les poussées d’adrénaline, le stress, leur culpabilité parfois, leurs dilemmes, et ces temps d’attente, souvent interminables, entre deux appels, avant de repartir soudain au milieu de la nuit vers une autre urgence. Les accompagner dans ce travail nocturne, qui leur fait perdre toute notion du temps.

Chaque nuit, ils sont confrontés au danger et au stress : chaque appel est différent, vous ne pouvez jamais savoir ce qui va se passer, vous êtes propulsé de façon brutale dans l’intimité de corps en souffrance, de différents milieux, différentes cultures, différentes ethnies. Dans le même temps, ça me permettait de faire mes repérages et mon casting.

En rencontrant ces patients, en entendant différentes langues et en pénétrant de nouvelles cultures, j’ai découvert un New York de la diversité, ressemblant à une véritable Tour de Babel, différent du New York touristique auquel on est habitué. Ça m’a aussi permis de comprendre une autre réalité. Celles des ambulanciers eux-mêmes. Le sujet même du livre.

Vous pouvez imaginer qu’être confronté chaque nuit à la violence de la ville, à la souffrance de ces patients, à la douleur humaine, peut avoir aussi un effet dévastateur sur leur santé mentale. Et il est difficile pour eux de rester insensibles à ce qu’ils vivent, difficile de concilier leur travail avec leur vie personnelle. C’est aussi cette part du métier qu’on voulait raconter à travers les différents personnages du film, et leur propre façon de réagir. Malheureusement pour chacun d’entre eux le trauma s’installe peu à peu malgré tout, insidieusement. Avec parfois des conséquences tragiques

Comment as-tu convaincu Sean Penn de jouer dans ton film ?

J’ai toujours été un grand fan de Sean, en tant qu’acteur, réalisateur mais aussi pour son activisme. C’est quelqu’un d’incroyable. Nous étions en contact grâce à Adèle Exarchopoulos qui l’avait convaincu de voir JOHNNY MAD DOG à l’époque où ils tournaient ensemble sur son film THE LAST FACE. Il m’a alors contacté pour me dire qu’il avait beaucoup aimé le film.

Quand BLACK FLIES s’est présenté en 2018, j’ai alors immédiatement rêvé de lui pour le personnage de Gene Rutkovsky mais il s’apprêtait à réaliser son nouveau long métrage FLAG DAY et m’a expliqué qu’il n’avait plus envie de jouer. Il voulait bien me rencontrer quoi qu’il en soit si un jour je venais à Los Angeles. La semaine d’après j’ai débarqué à LA sans prévenir pour tenter de le convaincre, – et il m’a invité chez lui pendant une semaine, ce qui était surréaliste.

C’est aussi la preuve de la grande générosité de Sean. Je n’ai pas réussi à le convaincre d’accepter le rôle cette semaine-là, mais plus tard quand la pandémie de Covid a éclaté, Sean a mis en place des campagnes de vaccination avec son O.N.G CORE en collaboration avec les urgentistes de Los Angeles.

Fort de cette expérience je l’ai recontacté à la fin de la pandémie, lui demandant s’il ne serait pas désormais prêt à endosser ce rôle d’ambulancier. Il a alors accepté, à mon grand bonheur.

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The 76th Cannes Film Festival – Screening of the film « Black Flies » in competition – Red Carpet Arrivals – Cannes, France, May 18, 2023. Sean Penn, Tye Sheridan and Director Jean-Stephane Sauvaire pose. REUTERS/Sarah Meyssonnier

Comment Sean s’est-il préparé pour le rôle ?

Il a d’abord travaillé avec les urgentistes de Los Angeles qu’il connaissait, puis il est venu à New York suivre les ambulanciers affiliés à l’hôpital de Wyckoff dans leur quotidien : il était à l’arrière de l’ambulance pendant leurs services, discutant aussi beaucoup avec eux pour comprendre leurs vies. Puis il a appris les techniques médicales requises.

De l’intubation aux massages cardiaques ou encore comment faire une intraveineuse. Il voulait avoir cette expérience d’urgentiste, acquérir cette aisance, et professionnalisme requis par son personnage. C’était impressionnant de le voir ainsi s’investir dans le projet, tout comme Tye.

Ils se sont immergés dans leur rôle en faisant en sorte que le moindre de leurs gestes correspondent à ceux des urgentistes. On a tourné 23 jours avec une petite équipe, et c’était parfois chaotique, compliqué, mais Sean a toujours gardé une attitude positive et respectueuse, tournant de jour comme de nuit sans le confort qu’une star de son envergure pourrait exiger.

Comment Mike Tyson est-il arrivé sur le film ?

Je me suis dit que Mike serait vraiment intéressant en chef des ambulanciers pour plusieurs raisons. D’abord pour son parcours de vie. Il a un lien évident avec le personnage. Confronté à la violence quand il était jeune, il s’en est sorti grâce à son métier, pour devenir le célèbre champion qu’on connait. Et puis il est originaire de Brownsville, où il est un exemple de réussite, une figure mythique de Brooklyn, une légende.

’aime beaucoup sa trajectoire et la manière dont il a fini par devenir qui il est aujourd’hui. Je lui ai expliqué mon envie de travailler avec lui, sur son propre territoire, là où il a grandi, et il a accepté le rôle. Il aimait aussi l’idée de couvrir son tatouage sur son visage et de ne pas être perçu comme « Tyson », mais comme un acteur interprétant un personnage.

Tu as tenu à garder dans la version française le mot « ambulancier » en traduction du mot « paramédic » alors que bien souvent dans séries ou films il est traduit par « infirmier ou même pompiers » (félicitations !)

En effet, c’est important de garder ce mot car ce sont bien des ambulanciers, ils passent beaucoup de temps dans leur ambulance, s’y ennuient pas mal aussi entre les appels. J’entends souvent en France « ce sont des pompiers » et pour être honnête, ça m’énerve.

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Tu vas bientôt faire une projection à New York spécialement pour les ambulanciers, quelle critique tu crains le plus ?

L’aspect technique ! On a beaucoup travaillé sur les gestes. Par exemple la première scène : un jeune homme se fait tirer dessus. C’est une scène que j’ai réellement vécu la nuit du 4 juillet (fête nationale aux USA). L’ambulancier qui a traité cette victime était présent (rôle du flic) dans l’ambulance pendant le tournage. Je lui ai dit « tu dois être avec nous pour tout superviser, tu nous dis si les gestes sont crédibles »

Ce sont devenus des amis, très proches. Ils me disent merci et espèrent que ça va aider à comprendre un peu plus qui ils sont et ce qu’ils font. Et pour moi, c’est la plus belle récompense. C’était important pour eux de parler de leur problématique comme les problèmes liés à leur santé mentale. Là-bas, il y a plus de suicide chez les ambulanciers que de mort en service. C’est difficile pour eux de parler de ça et je voulais que le film traite aussi de ce problème. Eux, ils avaient aussi envi de défendre ça en s’investissant et en étant présent sur le plateau comme consultants

Jean-Stéphane, tu as su montrer comme jamais la vraie vie de ces ambulanciers et sur certains points, nous pouvons, nous ambulanciers français, nous reconnaître dans ton film. Il est d’abord parfait techniquement, les gestes, les termes et le formidable travail de maquillage, il montre aussi la saleté, l’ennuie, la mauvaise ambiance qu’il peut y avoir dans l’ambulance, l’agressivité aussi entre collègues ou bien sur avec les patients, les familles de patients. Merci de nous mettre en lumière au travers de nos collègues New Yorkais et bravo pour ce film. 

BASTIEN BODECOT

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ENTRETIEN AVEC GEORGE W CONTRERAS

AMBULANCIER A NYC ET CONSULTANT SUR BLACK FLIES

Panorama du métier d’ambulancier-urgentiste à NY aujourd’hui

Je m’appelle George Contreras. Je suis urgentiste à New York depuis 1990. Depuis 2023, nous constatons une augmentation de type d’appels que nous n’avions pas vu depuis longtemps, et notamment une recrudescence de violence, d’overdoses d’opioïdes, de blessures par arme à feu et d’attaques au couteau à travers tout le pays.

Aux États-Unis, les fusillades de masse sont de plus en plus nombreuses et le nombre de personnes confrontées à des problèmes de santé mentale a également augmenté au fil des années. Ces informations sont souvent cachées au public, qui n’est donc pas nécessairement conscients de ce qu’il se passe à New York. La situation était bien meilleure il y a 10 ans.

À la fin des années 80 et 90, la cocaïne et le crack étaient très endémiques, et puis il y a eu une nette amélioration à la fin des années 90 et dans les années 2000. Au cours des cinq dernières années, je dirais que nous avons définitivement constaté une nouvelle augmentation des consommations de drogue, les rues sont à nouveau jonchées de seringues. Cela devient d’ailleurs très préoccupant. Et c’est exactement le monde auquel les urgentistes et les ambulanciers paramédicaux sont confrontés chaque jour lorsqu’ils vont travailler. Personne ne compose le 9 1 1 pour une raison joyeuse ou heureuse. La seule exception, reste les accouchements. Ce sont les seules situations avec un motif positif.

Appeler le 9 1 1 est souvent le seul accès aux soins de santé pour les personnes qui ne disposent d’aucune couverture médicale. Aux États-Unis, lorsque vous êtes transféré vers un hôpital, le transport vous sera facturé et selon la nécessité de recourir à un système de réanimation avancée, des frais supplémentaires pourront s’ajouter.

Puis à l’hôpital, il y aura également toute une série de facturations supplémentaires comme les analyses de sang, les services de radiologie, les consultations avec un spécialiste, en plus des heures d’hospitalisation. Ces montants exorbitants expliquent que certaines personnes soient très réticentes ou se montrent parfois agressives à l’idée d’être transportées vers un hôpital. Elles ne veulent pas s’exposer à des factures de 5 000$ ou 10 000$ qu’elles ne pourront pas payer. 

Un métier difficile avec une recrudescence du nombre de suicides

Être ambulancier paramedic sur une longue période engendre souvent des ravages physiques et mentaux. Les choses que nous voyons génèrent souvent un traumatisme secondaire. Bien souvent, ce sujet n’est pas abordé ouvertement, et les professionnels que nous sommes finissent par vivre ce traumatisme de manière systématique à travers les expériences des patients. Une exposition répétée peut donc avoir des conséquences très néfastes au fil du temps et nous avons malheureusement pu constater que les professionnels qui ne recherchaient pas d’aide, finissaient souvent par se tourner vers l’alcool, les drogues ou d’autres moyens autodestructeurs pour tenter de résoudre leurs problèmes.

Une grande partie du problème réside dans la difficulté même d’admettre son mal-être mental, encore trop stigmatisé. C’est un aspect de notre profession que nous devons à tout prix essayer de changer culturellement. Si je me blesse au niveau du dos en soignant un patient, il n’y aura aucune stigmatisation si je suis absent pendant trois ou quatre mois. En revanche, si je dis : « Je suis épuisé. Je ne peux plus faire ça pour le moment » ou « Je suis trop stressé, je suis anxieux, je suis déprimé », cela ne sera pas considéré de la même manière. Beaucoup d’urgentistes résistent ou hésitent à discuter ouvertement de leurs problèmes de santé mentale en raison de cette stigmatisation.

Cependant, il y a tout de même eu un déclic et on remarque la mise en place progressive de plus de ressources. Les urgentistes commencent à prendre conscience de la nécessité de recourir à des conseils extérieurs car au cours des cinq dernières années, le nombre de suicides dans les services d’urgence, qu’il s’agisse des services hospitaliers, de la police ou des pompiers, a été supérieur aux décès recensés dans l’exercice de leurs fonctions. Pour cette raison, les gens sont désormais un peu plus réceptifs à l’idée de demander de l’aide afin de mieux appréhender ces troubles du traumatisme secondaire ou traumatisme indirect. 

Un quotidien violent 

Pour mieux comprendre notre quotidien, il suffit d’énumérer quelques types d’appels auxquels nous sommes confrontés chaque jour et de demander au public de s’imaginer faire cela pendant un an, cinq ans, dix ans… La majorité des appels sont liés à des fusillades, des meurtres, des suicides, des accidents de la route, qui arrivent évidemment de manière inattendue. Des appels pour des familles qui reviennent d’une fête et se retrouvent impliquées dans des collisions de véhicules, et quatre membres de la même famille meurent sur le coup. L’autre jour, j’ai eu un appel pour un bébé d’un mois, qui est malheureusement décédé car la mère s’était retournée sur lui en dormant dans un même lit.

Il est difficile d’imaginer ce que cette mère ou ce père ont dû ressentir en sachant qu’ils ont étouffé leur propre enfant. Et il faut non seulement essayer de réanimer le nourrisson, qui plus est sans succès, mais aussi se tourner vers la mère et essayer de consoler ce parent. Les overdoses, les brûlés ou l’odeur de la chair brûlée sont probablement des évènements que la plupart des gens n’expérimenteront jamais. Peu importe l’uniforme que nous portons, nous sommes tous des êtres humains. Nous sommes affectés par ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous sentons. Et si vous ne trouvez pas un moyen de décompresser, cela créé l’effet d’une cocotte-minute. L’accumulation monte crescendo jusqu’à l’explosion.

Il y a quelques mois, une ambulancière a été agressée et poignardée à plusieurs reprises alors qu’elle emmenait son patient aux urgences. Heureusement, elle a survécu à ses blessures. Les ambulanciers sont régulièrement agressés physiquement. Cela fait partie de notre quotidien, mais personne ne va généralement au travail en pensant qu’il va être victime de violences physiques. BLACK FLIES dépeint avec précision le monde dans lequel nous travaillons à New York. Certaines personnes diront que c’est une vision pessimiste, sombre. Mais c’est précisément dans ces moments-là que les gens appellent le 9 1 1, lorsqu’ils se trouvent dans les moments les plus sombres de leur vie, lorsqu’ils ont le plus besoin d’aide.

Alors ce ne sera jamais joli à voir. Si vous regardez un film sur les pompiers, vous ne devriez pas être surpris de voir des bâtiments en feu, de la fumée sortant d’une voiture, des collisions de véhicules. C’est la nature de leur travail. Dans notre cas, nous nous occupons de personnes malades, blessées, vulnérables. Donc ce ne sera jamais glorieux, ce seront dans la plupart des cas des situations assez traumatisantes et émergentes. BLACK FLIES tente de décrire la profession avec précision, en permettant au public de mieux comprendre ce que nous faisons. En tant que professionnel, il était primordial que le film puisse montrer notre métier de la manière la plus fidèle possible.

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Bastien Bodécot

Ambulancier diplômé d’Etat en 2010 au cours de la même promotion que Franck. A la base éducateur spécialisé dans un institut médico-éducatif, il se passionne pour le secours à personnes. En 2014 il se spécialise en urgence pédiatrique et devient formateur à la Croix Rouge. En 2017 il collabore avec Nomadeec. Puis passionné par les Etats Unis il part se former là bas où il se spécialise en traumatologie et secours de catastrophe, formé entre autre par le Fire Departement de Chicago et le SWAT de New York.

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